Un livre d’Olivier TRUC « Le dernier Lapon »

« Le dernier lapon » est un roman policier d’Olivier Truc. Il a reçu de multiples prix et récompenses. Olivier Truc est le correspondant du journal Le Monde à Stockholm pour les pays nordiques et baltes. Il fait également des documentaires pour la télévision.

Le roman se situe principalement en Laponie norvégienne. La Laponie tout au nord de la Scandinavie recouvre  la Norvège, la Suède et la Finlande. C’est la région des Samis (ou Lapons), peuple autochtone et désormais minorité ethnique. Certains sont encore éleveurs de rennes.

Le roman raconte l’enquête de deux policiers de la « Police des rennes » norvégienne en charge d’élucider le meurtre d’un éleveur de rennes et le vol d’un tambour traditionnel sami du 18 ème siècle (utilisé autrefois par les chamans).

Ce livre très riche, très dense, est nourri de toute la connaissance acquise par Olivier Truc, dans son métier de journaliste et de documentariste. La résolution du meurtre et du vol, permet de découvrir cette région du monde, au-delà du cercle polaire: son histoire, ses traditions, ses conflits, les dures conditions de vie des éleveurs de rennes, la transhumance des troupeaux de rennes, la prospection minière et pétrolière…

Et comme c’est un roman policier, Olivier Truc nous tient en haleine avec des rebondissements et notre attention ne retombe pas jusqu’à la fin du livre et l’élucidation du meurtre et du vol. On s’attache aux deux policiers qui mènent l’enquête, un policier d’origine Sami et une jeune norvégienne et aux autres personnages du roman.

En résumé, « Le dernier lapon » est un formidable roman que l’on quitte avec regret. Heureusement, ce n’est pas le seul écrit par Olivier Truc. Il a notamment écrit « Le détroit du loup », un autre roman policier, en lien avec l’exploitation pétrolière norvégienne, également nourri de tout le savoir qu’il a acquis dans son métier de journaliste et de documentariste. On y retrouve la jeune policière norvégienne de la « police des rennes » du « Dernier lapon ».

Les livres de Chimamanda Ngozi Achidie

Chimamanda NGOZI ACHIDIE

« Un livre et le monde est plus grand « 

 » Un livre et tu vis plus fort « 

J’ai lu ces deux slogans sur des affiches de manifestations pour le livre. Et c’est exactement ce que je ressens quand je lis un livre que j’aime.

Je vais vous parler des livres de Chimananda Ngozi Adichie. Chimamanda est une écrivaine nigériane de langue anglaise. Ses livres ont reçu plusieurs récompenses. Elle vit entre Lagos et Washington (wikipedia). J’ai lu deux de ses livres « Americanah »et « L’hibiscus pourpre ». J’ai découvert « Americanah » par hasard car le roman était conseillé par un magasin FNAC.

Ces deux romans nous montrent le monde dans lequel nous vivons en nous parlant d’intolérance, d’amour, de condition féminine, de corruption, de générosité…, mais sans jamais rien simplifier. Americanah se situe aux Etats-Unis et au Nigeria; L’hibiscus pourpre, au Nigeria. Les deux romans nous font découvrir le Nigéria: la société, les langues qui y sont parlées, les principaux groupes ethniques, les religions…

La puissance créatrice de Chimamanda nous entraîne et nous fait partager l’histoire de ses personnages. Elle leur donne vie avec beaucoup de profondeur et de finesse, en les ancrant dans le quotidien le plus banal. Elle les décrit avec une multitude de détails mais pourtant son écriture est fluide, fluide…

Je ne veux pas trop déflorer le sujet des deux livres pour que vous en ayez la surprise. En résumé, Americanah est l’histoire d’une blogueuse nigériane qui vit aux États-Unis, qui y a réussi et qui décide de repartir au Nigeria. Le livre parle aussi de racisme (ou plutôt de la condescendance des occidentaux vis à vis des africains). C’est aussi une histoire d’amour.

L’hibiscus pourpre raconte un moment de l’adolescence d’un frère et d’une sœur dans une riche et influente famille nigériane. Je crois que j’ai préféré L’hibiscus pourpre car le sujet est très original.

A vous de lire maintenant, si vous en avez envie!

Mon premier billet d’humeur

Je vais parler de l’affaire Benalla. Alexandre Benalla a certes commis des actes répréhensibles dont la justice est saisie et sur lesquels, elle se prononcera. Mais, rien dans ce qu’il a commis ne justifie selon moi le retentissement donné à cette affaire, qualifiée « d’affaire d’État « , par le journal Le Monde, ni le temps qui y a été et y est consacré par les médias et institutions (commission d’enquête du Sénat, notamment).

Par contre, je m’étonne de l’intérêt limité accordé par les médias français à l’affaire Cesare Battisti et de leur absence d’indignation, à son égard. Cet homme, membre d’un groupe armé terroriste italien à la fin des années soixante (Battisti ne l’a jamais nié), accusé et condamné pour meurtre en Italie, vient en effet de reconnaitre sa responsabilité dans 4 meurtres. Je n’ai lu aucun article dans la presse française s’interrogeant sur la pertinence du soutien apporté par des personnalités du monde politique ou culturel à Battisti ou le remettant en cause. Pourtant les faits reprochés à Cesare Battisti sont autrement plus graves que ceux reprochés à Alexandre Benalla.

Bon, la prochaine fois, je vous parlerai de livres que j’ai aimés.