ESCALES un carnet de voyages d’Auberie Allys

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Escales est le récit par Auberie Allys de ses aventures. Elle a parcouru le Pacific Crest Trail (PCT), un sentier de randonnée long de 4 200 kilomètres, reliant la frontière mexicaine à la frontière canadienne, soit, excusez du peu, une randonnée de cinq mois. Elle a également fait un voyage entièrement en stop de Paris à Istambul, avec un groupe de camarades.

Carte du sentier de randonnée Pacific Crest Trail

Carte du sentier de randonnée Pacific Crest Trail

Même si Auberie a tendance à relativiser ce qu’elle a réalisé, je reste impressionnée par son périple de cinq mois sur le PCT, dans des conditions climatiques souvent difficiles, alternant la chaleur et le froid ! Je suis admirative qu’elle ait pu parcourir tant de kilomètres à pied, souvent seule, sa tante Léopoldine qui faisait la randonnée avec elle, ayant dû s’arrêter au bout de quelques semaines ; même si Auberie a trouvé des compagnons de randonnée sur le parcours, notamment pour traverser le massif montagneux de la Sierra Nevada, encore enneigé à la fin du printemps. De plus, la nature américaine est sauvage et on peut rencontrer des ours sur le PCT… oui…des ours ! Bien-sûr, l’association en charge du PCT informe les randonneurs sur le comportement à adopter en cas de rencontre avec un ours, ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, mais tout de même…

Dans son récit, Auberie ne cache rien de ses doutes et de ses craintes initiales, pendant la préparation des voyages et ensuite pendant les premiers jours de ses périples. N’ayant jamais fait de stop, ni de randonnée, tout est nouveau pour elle et tout est à découvrir! La difficulté de trouver une voiture qui s’arrête, les paysages arides et inhospitaliers, au commencement du PCT…

En même temps, elle a minutieusement préparé sa randonnée (matériel technique et ultra-léger, connaissance de l’organisation du PCT et des consignes, du parcours, des conditions climatiques, préparation physique…). C’est certainement une des raisons pour lesquelles elle est allée jusqu’au bout de son défi.

Auberie s’interroge sur les motivations qui l’ont amenée à se lancer dans ces aventures. Après avoir terminé ses études, elle a trouvé un travail qui lui plaisait, mais elle était un peu enfermée dans le carcan du monde professionnel. Sa tante Léopoldine, qui la première lui a parlé de son projet de randonnée sur le PCT, a été le déclencheur de son envie. Mais pour passer du projet à la réalisation, Auberie a du trouver l’audace pour « rêver en grand », pour ne pas remettre à plus tard son envie et ne pas attendre. Et malgré des débuts un peu difficiles, elle a finalement trouvé sur le PCT, ce qu’elle recherchait, le plaisir de l’activité physique en harmonie avec la nature, l’attrait de la découverte, de l’aventure, de la solitude… Et, elle a eu le plaisir de se sentir responsable et maîtresse de ce qu’elle entreprenait quotidiennement.

Ses aventures terminées, Auberie a eu un peu de mal à revenir dans la vie quotidienne d’avant le PCT et à partager son expérience avec ses proches. Même si elle est heureuse de retrouver sa famille et ses amis et le confort ordinaire, la solitude du PCT lui manque un peu. Elle a apprécié les rencontres faites sur le parcours, avec les bénévoles de l’association du PCT, avec les randonneurs, notamment ceux avec l’aide desquels elle a pu traversé la terrible Sierra Nevada (seule, elle n’aurait pas pu le faire). Mais, elle a aussi aimé la solitude intense et choisie de ses longues journées de randonnée.

Son voyage en stop de Paris à Istanbul aura également été l’occasion de nombreuses rencontres dans les différents pays traversés, avec des personnes souvent accueillantes et plus sympathiques et ouvertes que la représentation que l’on on en a parfois .

Sur la forme, Auberie a choisi de structurer son récit, en donnant à chaque chapitre un nom abstrait correspondant à l’état d’esprit qui était le sien, lors des différentes étapes de ses deux aventures : fascination, excitation, obstination, acceptation, adaptation, concrétisation…

Elle a illustré le récit avec ses dessins à l’encre de chine et à l’aquarelle (sur les photos).

Bravo Auberie ! (ma nièce !)


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3 commentaires sur “ESCALES un carnet de voyages d’Auberie Allys

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